Chromo de bazar. Le tableau du pauvre
Chromo de bazar. Le tableau du pauvre
Emmanuel Pernoud
208 pages
Emmanuel Pernoud
208 pages
31,05 €
TTC
Livraison sous 15 jours
Notes et avis clients
personne n'a encore posté d'avis
sur cet article

Livraison en Guyane tout compris

Retours et SAV simplifiés

Garantie Isleden
Description
Qu’entend-on par « chromo » ? Une peinture médiocre ? Une photo de mauvais goût ? Le contraire du chef-d’œuvre ? Une image « kitsch », et donc chargée d’un charme populaire ? Il y a bien une ambiguïté, une indétermination dans ce mot, jusqu’à l’hésitation qui pèse sur son genre : un chromo ou une chromo ?
L’enquête menée dans cet ouvrage se déploie sur deux fronts : la chose et le mot. La chose est une invention de l’imprimerie au xixe siècle, permettant de produire en nombre des imitations de peintures. On parle de « chromos de bazar » pour désigner ces reproductions d’huiles sur toile – natures mortes, marines ou paysages – vendues tout encadrées dans les grands magasins et les quincailleries. Le mot, lui, est un terme de critique d’art. Il sert à dénigrer, métaphoriquement, les sous-produits de l’art qui envahissent le marché. Il sous-entend vulgarité, banalité et facticité et a partie liée avec la culture de masse : de chromos sont qualifiés les films de Walt Disney, le réalisme socialiste, les romans de gare.
Entre les deux, c’est toute une histoire du goût qui se déploie. Cafés, écoles, bazars, églises, espaces collectifs ou intérieurs privés, la géographie pléthorique de ce « tableau du pauvre » est symptomatique. Dès lors qu’elle est choisie, accrochée, aimée, et même élue par de grands artistes, tel Picasso, qui la réinterprètent dans leurs propres créations, la chromo de bazar gagne ses lettres de noblesse. En remontant le fil de cette histoire, Emmanuel Pernoud nous invite à poser un regard neuf sur les objets qui peuplent notre intimité et à interroger les valeurs de l’art.
Emmanuel Pernoud est professeur émérite d’histoire de l’art contemporain à l’université Paris 1 Panthéon-Sorbonne. Spécialiste des arts graphiques, il s’intéresse aux sujets ou aux artistes ayant favorisé les relations entre la peinture et l’image imprimée. Il est l’auteur notamment d’une monographie d’Edward Hopper (2012) et, aux éditions Hazan, de L’Invention du dessin d’enfant, en France, à l’aube des avant-gardes (2003), de L’Enfant obscur. Peinture, éducation, naturalisme (2007) et de Chambres closes. Art et claustration à l’âge du roman policier (2016).
L’enquête menée dans cet ouvrage se déploie sur deux fronts : la chose et le mot. La chose est une invention de l’imprimerie au xixe siècle, permettant de produire en nombre des imitations de peintures. On parle de « chromos de bazar » pour désigner ces reproductions d’huiles sur toile – natures mortes, marines ou paysages – vendues tout encadrées dans les grands magasins et les quincailleries. Le mot, lui, est un terme de critique d’art. Il sert à dénigrer, métaphoriquement, les sous-produits de l’art qui envahissent le marché. Il sous-entend vulgarité, banalité et facticité et a partie liée avec la culture de masse : de chromos sont qualifiés les films de Walt Disney, le réalisme socialiste, les romans de gare.
Entre les deux, c’est toute une histoire du goût qui se déploie. Cafés, écoles, bazars, églises, espaces collectifs ou intérieurs privés, la géographie pléthorique de ce « tableau du pauvre » est symptomatique. Dès lors qu’elle est choisie, accrochée, aimée, et même élue par de grands artistes, tel Picasso, qui la réinterprètent dans leurs propres créations, la chromo de bazar gagne ses lettres de noblesse. En remontant le fil de cette histoire, Emmanuel Pernoud nous invite à poser un regard neuf sur les objets qui peuplent notre intimité et à interroger les valeurs de l’art.
Emmanuel Pernoud est professeur émérite d’histoire de l’art contemporain à l’université Paris 1 Panthéon-Sorbonne. Spécialiste des arts graphiques, il s’intéresse aux sujets ou aux artistes ayant favorisé les relations entre la peinture et l’image imprimée. Il est l’auteur notamment d’une monographie d’Edward Hopper (2012) et, aux éditions Hazan, de L’Invention du dessin d’enfant, en France, à l’aube des avant-gardes (2003), de L’Enfant obscur. Peinture, éducation, naturalisme (2007) et de Chambres closes. Art et claustration à l’âge du roman policier (2016).